Margaux Avril de Fouchier et Léonard Bouix
Famille - Paris

Une maison mansardée posée sur les toits de Paris.

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chez

Margaux Avril de Fouchier et Léonard Bouix

Tout juste arrivés chez eux, Margaux Avril de Fouchier et Léonard Bouix nous entraînent à la découverte de ce qui « fait » leur appartement. Une vue à couper le souffle sur Paris, que l’on a la chance de pouvoir admirer après avoir passé sa tête du haut d’un escalier biscornu. Comme dans une maison de campagne, le bois émet de légers craquements à notre passage. Il vit. Et c’est bien ce que l’on retiendra de cette visite, perchés dans ce nid classé du VIᵉ arrondissement parisien. Le café est encore fumant dans la cuisine que l’on se précipite, tasse en main, autour de la grande table de ferme pour écouter nos hôtes du jour. Elle, franco-américaine, semble avoir vécu mille vies du haut de ses 28 ans. Lui, immense et d’une douceur extrême, travaille dans la production. Complices, c’est ensemble qu’ils nous raconteront l’histoire de cet endroit dont ils rêvaient depuis des mois. Des volumes mansardés devenus trop petits pour un couple d’amis devenus jeunes parents. Puis Léonard s’éclipsera. Il est encore tôt, la journée débute à peine. Le temps de mieux faire la connaissance de Margaux. Entre deux clichés, la jeune femme nous racontera son parcours. Celui d’une curieuse à l’ouverture d’esprit sans bornes et transie de liberté, n’hésitant pas à suivre son cœur pour vivre ses arts. Ceux qui l’habitent depuis sa plus tendre enfance, comme la photographie, mais aussi ceux qui la façonneront à devenir celle qu’elle est aujourd’hui. La musique notamment. Car Margaux chante. À son actif, un premier album « Instantanés » paru en 2013 et trois singles dont l’envoûtant « Something You Can Do » en 2018. Des mots loin d’être choisis au hasard par celle qui aime plus que tout apprendre avec une envie folle de « (faire) traverser des ponts ». L’influence de ses parents, des êtres lumineux et ultrasensibles, n’est jamais loin. En témoigne le joyeux bazar qui « se fait et se défait autour d’elle » et d’où elle peut continuer à contempler les couchers de soleil indéfiniment.

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Margaux, pouvez-vous vous présenter ? 

Margaux

J’ai 28 ans, je suis franco-américaine et parisienne depuis toujours. Très curieuse et passionnée, j’ai l’impression d’avoir déjà eu plusieurs vies ! Notamment celle de chanteuse avec un album intitulé « Instantanés » en français sorti chez Universal, ainsi qu’en anglais (cette fois autoproduit), cela après (et pendant) des études de photographie ! Puis la vie m’a amenée à faire une pause essentielle pour profiter et prendre soin de ma famille. Vestiaire Collective est venu me chercher pour que je devienne leur Head of Social, une expérience qui a duré deux ans et demi. Maintenant je suis freelance dans le même domaine (direction artistique et stratégie de communication digitale), notamment pour Maison Matisse. Pluridisciplinaire, hypersensible, folle amoureuse, gourmande, j’aime apprendre, découvrir, rencontrer, voyager, avoir plusieurs projets à la fois. J’attache beaucoup d’importance à l’ouverture d’esprit, à la bienveillance, à l’éthique, à l’écologie et à la sensibilité des autres… 

Vous êtes une créative dans l’âme. D’où cela vous vient-il ? 

Margaux

Je pense que cela vient de mes parents très sensibles, et particulièrement de mon père, qui était architecte. Il nous a inculqué, à mes sœurs et moi, un intérêt particulier pour le « beau », aussi subjectif que cela puisse être. Je pense que cette sensibilité dont j’ai hérité me donne le besoin de m’exprimer d’une manière ou d’une autre. « Créer, c’est vivre deux fois », disait Albert Camus, et j’aime vraiment cette phrase qui représente bien le besoin presque vital de sortir ce qu’on a dans la tête, ce qui nous touche, nous émeut, nous bouscule, nous inspire, nous fascine… Je pourrais continuer la liste longtemps !

Cette double nationalité (franco-américaine) influence-t-elle votre art ?

Margaux

Oui, mon art… de vivre ! La pluralité, l’ouverture, l’envie de (faire) traverser des ponts. Je pense que cette influence se ressent dans ma curiosité, dans le voyage, dans l’amour d’être stimulée par la découverte, l’apprentissage, les multiples expériences. Dans la musique, avec l’envie et le besoin de m’exprimer dans les deux langues, les influences des sonorités anglo-saxonnes, l’anglais qui est même parfois préféré pour dire simplement les choses… Peut-être que d’avoir grandi avec deux cultures assez différentes a accentué ma sensibilité, mon écoute, mon regard, a ouvert mon appétit pour tout goûter, voir, écouter, entendre, sentir, ressentir… Je ne sais pas si cette double nationalité a influencé mon art directement, mais très certainement qui je suis… et donc mon art, par conséquent ?! (Rires)

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Qu’est-ce qui vous inspire au quotidien ?

Margaux

Je peux sincèrement être inspirée par « n’importe quoi » tant que cela me touche, résonne en moi, m’interpelle. Même ce que je n’aime pas. C’est comme faire des erreurs, c’est un apprentissage, une expérience. Ce qui m’inspire au quotidien, c’est une lumière, un jeu de couleurs, de matières. Évidemment, la subtilité et la poésie sont subjectives, mais c’est ce qui m’émeut le plus. Néanmoins, je dirais que Stephen Shore a été une révélation en photographie. Henri Matisse que je (re)découvre, surtout depuis que je travaille avec Maison Matisse pour son optimisme, son travail sans relâche, sa passion, ses couleurs, son amour de la calligraphie. James Blake, The Strokes, Arcade Fire, Max Richter… En musique, difficile de définir un style, un artiste en particulier ; c’est d’ailleurs pour cela que je mets à jour régulièrement mes playlists sur Spotify ! Au cinéma… Xavier Dolan avec « Lawrence Anyways », Paolo Sorrentino avec « Youth », ou François Truffaut avec « L’homme qui aimait les femmes », Wes Anderson, ou même Milos Forman avec « Amadeus » qui doit être le film que j’ai le plus vu adolescente ! 

Y a-t-il des similarités, une « empreinte » Margaux Avril de Fouchier dans vos chansons comme dans vos photographies ou encore dans votre travail de curatrice ? 

Margaux

Je dirais que cette empreinte se trouve dans le coup de cœur, qui pour moi veut dire aussi la sincérité, la spontanéité. Elle existe dans la sensibilité, la poésie. Se retrouve dans le côté solaire, chaleureux, lumineux et très personnel.

Et chez vous, quel est votre style ? 

Margaux

Éclectique ! Il se fait et se « défait » au fil du temps, des trouvailles, des besoins. Surtout, je pense qu’il ne suit aucune tendance, qu’il est plutôt construit d’objets personnels, familiaux, de souvenirs de voyages, de coups de cœur… Tout ne va pas forcément ensemble, mais nous essayons de créer une harmonie dans ce « joyeux bazar ». Je pense qu’au final, cela donne une décoration très personnelle, intime, et donc chaleureuse. 

Racontez-nous l’histoire de cet appartement. Dans quel quartier se trouve-t-il, quelles sont ses spécificités ?

Margaux

C’était l’appartement d’amis que mon amoureux avait repéré il y a déjà quelques années et que nous avons eu la chance de récupérer ! Il est sous les toits, avec une vue extraordinaire sur Paris. On s’y sent à la fois comme dans une maison de campagne avec ses boiseries et ses escaliers, et comme dans un phare isolé, en hauteur, avec cette vue surplombant les toits, quasiment sans vis-à-vis. La lumière y est exceptionnelle. J’ai une place de choix pour admirer les couchers de soleil pour lesquels j’ai une particulière affection et histoire (c’était un moment presque sacré que nous partagions, émus, avec mes parents). L’immeuble lui-même est magnifique ; il est classé. Nous sommes dans le VIᵉ arrondissement, qui est le quartier que je n’ai quasiment jamais quitté… C’est un cocon, une pépite !

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Vous venez d’y emménager. De quelle manière avez-vous souhaité le meubler ?

Margaux

Nous avons récupéré quelques meubles que nous avions déjà de notre précédent appartement. Nous voulions jouer avec les proportions et les profondeurs, car ce n’est pas évident avec un appartement charpenté comme le nôtre. Nous voulions avoir une grande table de salle à manger, qui serait un élément de vie important, car elle nous sert à la fois de grand bureau et de belle table pour accueillir nos invités, ce qui nous est très cher. Nous avions envie d’une pièce qui soit la plus chaleureuse possible, en créant différents univers. Le coin bureau, le coin lecture, le coin salon… et la salle à manger. Les deux fauteuils ont été offerts respectivement par nos amis, les tables basses sont chinées, nous avons quelques lampes vintage remises au goût du jour et des trouvailles de voyages, d’antiquaires, d’internet.

Quelle(s) est (sont) la(es) pièce(s) dont vous rêvez ? 

Margaux

Une table basse en pierre, en marbre ou en travertin, une création de Guy Bareff, la lampe à poser d’Haos, un fauteuil ou canapé Plumy, un miroir de Mathias Kiss, tout ce qui est exposé chez Béton Brut de Sophie Pearce (pour faire simple !), une carafe de chez Maison Matisse, un cabinet ou une console de Mathieu Lehanneur… ma wishlist est longue !

Et celle(s) qui ne vous quitte(nt) jamais ?

Margaux

Ce seraient surtout tous les « bibelots » que nous accumulons au fil des années, des voyages… Des objets qui viennent de nos familles, avec lesquels nous avons grandi. Et les deux fauteuils (l’un de Pierre Paulin, l’autre d’AMPM) qui nous ont été offerts par nos amis. 

Où vous retrouverons-nous en 2020 ? 

Margaux

Un peu partout je l’espère, car c’est ce que j’aime, croiser les univers et les expériences ! Mais toujours chez Maison Matisse et dans de nombreuses autres collaborations. J’espère à nouveau peut-être un peu en studio, sur scène… 

Et en attendant, où peut-on vous croiser ?

Margaux

 Chez Augustin Marchand d’vins, comme son nom l’indique un super caviste avec des produits frais à déguster en bas de chez nous, au Golfe de Naples, petit italien qui ne paye pas de mine mais qui est délicieux et très sympa, au Sancerre Rive Gauche que des amis viennent d’ouvrir, chez Margús ou au Petit Célestin. Pareil, ma liste est longue !

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2 commentaires

Sympa. En revanche, “L’Homme qui aimait les femmes”, ce n’est pas de Godard mais de Truffaut!

Caroline Balvay, 10 April 2020

Un grand merci de nous avoir signalé cette vilaine erreur, aussitôt rectifiée !
Très belle journée sur The Socialite Family

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