Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Famille - Paris

La datcha d'un couple complémentaire.

/

chez

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Dans le quartier en pleine mutation du 10ème arrondissement parisien que nous aimons tant, la boutique Datcha se remarque facilement. Installés depuis le mois de juillet rue de Paradis – anciennement dédiée à la porcelaine et au cristal français – Mériadek Caraës et son associée Amandine Furhmann souhaitaient à leur tour s’inscrire dans l’histoire de l’artisanat. Celui qu’ils défendent corps et âme depuis trois années déjà à travers leurs deux collections annuelles. Car Datcha, avant d’être un lieu où se pressent les amoureux de décoration, est un studio de création d’objets pour la maison. Forts d’une histoire commune dans l’Art et d’un amour sans mesure pour le savoir-faire, les deux acolytes mettent toute leur énergie à imaginer des pièces d’une qualité sans pareille. Partant le plus souvent d’une destination ou d’une gamme colorée, leur esprit s’en va à la recherche de souvenirs tant visuels que sensoriels. Un coup de coeur déniché en brocante, la découverte d’une technique tombée en désuétude peuvent ainsi être le point de départ d’une véritable chasse aux trésors pouvant parfois aboutir à des collaborations toujours plus surprenantes. Dans leur quête effrénée qui les mène de souk en petits villages, Mériadek et Amandine s’aperçoivent que certains ateliers familiaux subsistent encore. Envers et contre tout. Des histoires d’hommes et de femmes qui les touchent et pour lesquels ils se battent, participant ainsi à la sauvegarde d’un secteur précieux mais en déclin. Pour mieux saisir l’importance de cette mise en lumière, Mériadek nous reçoit dans sa datcha à lui. Aménagé dans une ancienne boulangerie située à Montrouge l’espace se révèle être un miroir de la personnalité de son hôte et de son compagnon, Olivier. Une association sensible de deux univers qui se côtoient sans jamais se nuire. Des livres par centaines. Et des détails. Au détour d’un bureau, brodés un couvre-lit, peints à la main dans le creux d’une assiette. Beaucoup de détails.

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Notre appartement a été aménagé dans une ancienne boulangerie. La pièce que nous occupons le plus est tout en longueur car elle correspond à l’espace où était situé le fournil.

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Mériadek, qui êtes-vous ? Racontez-nous votre histoire.

Mériadek

J’ai 36 ans, j’ai grandi à Nantes et j’ai un Master d’histoire de l’art contemporain. Mon père est historien, ma mère est artiste et pratique la tapisserie. Cela a indéniablement façonné mes goûts et ma culture. J’ai travaillé pendant longtemps dans une des plus grandes galeries d’art de Paris. C’est là que j’ai rencontré Amandine Furhmann avec qui j’ai travaillé pendant une dizaine d’années avant de créer notre projet commun : Datcha.

Parlez-nous de Datcha, votre boutique. Quel est votre concept ?

Mériadek

Créé en 2016 avec Amandine, Datcha est un studio de création d’objets de décoration pour la maison. Nous imaginons dans nos bureaux parisiens deux collections par an. En parallèle, nous partons à travers le monde à la recherche d’artisans aux savoir-faire atypiques afin de réaliser nos créations à la main. Nous sommes passionnés d’artisanat et ne nous lassons jamais de regarder un objet être façonné comme cela. Datcha a été créé afin de proposer des pièces uniques et de qualité ainsi qu’une nouvelle manière éthique et durable de consommer. Nous travaillons avec plus d’une vingtaine d’artisans et de coopératives (situées en France, en Espagne, au Maroc, en Inde) et participons de cette manière à la sauvegarde de savoir-faire et au maintien d’emplois dans un secteur en déclin.

Pourquoi ce nom ?

Mériadek

En russe, la datcha est une résidence secondaire située à la campagne. Ce nom évoque pour nous à la fois l’univers de la maison, mais aussi celui du voyage, d’un ailleurs et un côté authentique. Toutes les choses qui font l’essence de notre marque.

Comment imaginez-vous les thèmes de vos collections ? Quels sont vos points de départ ?

Mériadek

Nous imaginons souvent une collection en commençant par la céramique – que nous avons d’ailleurs tous les deux pratiqué. Nous avons en tête, au départ, une destination et une gamme colorée. Parfois cela part d’un coup de coeur, d’une découverte. Il nous est par exemple arrivés d’acheter en brocante des pièces de vaisselle vintage, de faire des recherches et de se rendre compte que l’atelier familial existait encore. Ce qui nous a conduit à débuter une collaboration sur de nouveaux modèles. Nous pouvons également décider de retravailler une technique tombée en désuétude. C’était le cas pour le spongeware (une façon d’appliquer l’émail à l’éponge sur la céramique, très en vogue au XVIIIème siècle en Angleterre).

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Où trouvez-vous les artisans avec lesquels vous collaborez ?

Mériadek

Que l’on voyage dans un cadre professionnel ou lors de nos vacances respectives, nous gardons toujours un oeil ouvert et curieux à la recherche de productions locales, de petits ateliers, d’une technique ou d’une matière particulière. Pour chaque collection, nous cherchons de nouveaux artisans et utilisons de nouveaux matériaux. Nous aimons faire découvrir à nos clients des pratiques atypiques et des productions surprenantes. C’est un gros travail de prospection. Il faut souvent aller dans des petits villages ou se perdre dans les souks afin de trouver la perle rare capable de travailler selon nos envies.

Nous sommes ici chez vous, à Montrouge. De quelle manière s’articule votre intérieur ?

Mériadek

Notre appartement a été aménagé dans une ancienne boulangerie. La pièce que nous occupons le plus est tout en longueur car elle correspond à l’espace où était situé le fournil. Olivier, qui est un véritable cordon-bleu, passe beaucoup de temps dans la cuisine, c’est pourquoi nous l’avons laissée ouverte sur le salon. Il a également une pièce à lui, un peu à l’écart, où il compose et enregistre de la musique. J’aime passer du temps dans la chambre où je me suis installé un petit bureau. Au grenier je stocke beaucoup d’objets chinés et rapportés de mes voyages. Notre chatte Chloé, selon les heures de la journée, passe de fauteuil en fauteuil.

La décoration, votre affaire à tous les deux ? Qui a fait quoi ?

Mériadek

Olivier a supervisé la rénovation de l’appartement. Je me suis occupé de l’ameublement et de la décoration. Aux murs j’ai accroché des oeuvres acquises lorsque je travaillais en galerie. C’est également moi qui m’occupe du jardinage, nous avons la chance d’avoir une terrasse bien verte.

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour sa réalisation ?

Mériadek

J’aime les intérieurs chargés, baroques et foisonnants. Je suis fasciné par la datcha russe d’Yves Saint-Laurent en Normandie et par la demeure de Virginia Woolf à Charleston. Olivier quant à lui aime les univers épurés. Ce sont donc deux opposés qui s’affrontent… Il a fallu trouver un compromis en faisant un écrin blanc et en bois naturel, avec des motifs et des touches colorées. Il y a quelques objets qui viennent du Maroc, dont est originaire Olivier. D’autres qui proviennent de chez mes parents et grand-parents. Enormément de livres, partout, dans toutes les pièces de la maison. J’ai bien sûr, ça et là, quelques pièces fortes signées Datcha. J’aime le mélange. Notre intérieur n’est pas figé, je change régulièrement la décoration au gré des envies et des trouvailles.

Un objet dont vous êtes particulièrement fier ?

Mériadek

Le vase Mercure en verre soufflé effet miroir que nous avons réalisé avec Amandine il y a un an pour la collection de l’hiver dernier. Il est réalisé par un jeune maître verrier français. J’aime son aspect design et contemporain alors qu’il s’agit d’une technique ancestrale. Une fois formé à la bouche, il est mis à ramollir à une forte température, ce qui le fait s’affaisser et lui donne cet effet cabossé. J’aime regarder les reflets déformés sur sa surface.

Quelles sont vos actualités pour ce début d’année ?

Mériadek

Ce mois de janvier nous venons de lancer une nouvelle collection pour l’été 2019, inspirée par l’Italie. Son nom : Syracuse. Nous souhaitons développer encore d’avantage le Made in France dans nos collections. Nous prévoyons donc des visites dans d’anciennes manufactures de céramique et des cristalleries françaises. Nous avons également des projets en cours avec des restaurants et des collaborations avec d’autres marques. Et nous faisons régulièrement des évènements et des ventes spéciales à la boutique rue de Paradis.

Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas
Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas Mériadek Caraës et Olivier Lujan-Casas

Vous aimerez aussi

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire

Socialite Newsletter

Moments capturés. Des intérieurs. Des personnalités. Chaque semaine, seulement pour vous.