Famille

Perchée sur les hauteurs du village de Mougins, une maison-atelier de famille

Marvin et Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans à Mougins

Chez

Marvin et Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia, 2 ans

C’est une maison comme on en voit de nombreuses dans le Midi, mignonnette recouverte de crépi et de glycine, volets verts et tuiles rousses. À l’abri des regards, une terrasse proprette et verdoyante, une piscine à côté de laquelle dorment tranquillement deux chaises longues et un citronnier, partout la vue plongeant sur le village de Mougins. Deux vases, posés sur un pilier et ornés de chaînes en céramique, devraient vous fournir un indice. Dissimulé en contrebas, s’étendant d’un bout à l’autre de la maison au sous-sol, se cache l’atelier de céramique d’Inès, créatrice d’Umami Ceramics. C’est que cette maison est avant tout le résultat – mouvant et évoluant – des réflexions d’une famille en construction et en reconversion. Celle d’une jeune juriste osant une autre voie, d’un entrepreneur autodidacte, de jeunes parents recherchant un équilibre neuf, de leurs nombreux rêves en commun et de leurs deux enfants – mais peut-être devrait-on en compter quatre, chiens compris. Curieuse, la rédaction de The Socialite Family est partie en goguette sous un timide soleil printanier.

Lieu

Nice

texte

Elsa Cau

Photographies et Vidéos

Valerio Geraci, Carine Bouhier

Le salon des Angelini à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Sur la terrasse des Angelini, vue plongeante sur le village de Mougins

De la terrasse, une vue plongeante sur le village de Mougins.

Côté piscine chez les Angelini à Mougins
La terrasse des Angelini à Mougins
Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans sur leur terrasse à Mougins
Côté piscine chez les Angelini à Mougins
La terrasse des Angelini à Mougins
Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans sur leur terrasse à Mougins
Inès Angelini, dans son atelier à Mougins

TSF

Inès, Marvin, qui êtes-vous ?

Lila

Moi, je m'appelle Lila, je suis une petite fille. J'aime dessiner et faire des bracelets.

Inès

Et Pia a deux ans et demi, elle aime manger des raviolis et faire de la pâte à modeler (rires). J'ai 34 ans, je suis céramiste depuis cinq ans, depuis la naissance de Lila. Avant, j'étais juriste en droit de propriété intellectuelle à Monaco.

Marvin

J'ai bientôt 37 ans et je suis entrepreneur dans l'immobilier.

TSF

Parlez-nous de votre parcours, à chacun.

Inès

Je viens d'une famille plutôt carrée, dans laquelle on faisait son droit ou sa médecine ! J'ai choisi le droit – je ne supporte pas la vue du sang... J'ai grandi à Nice et fait mes études à Nanterre, à Paris. Je préférais déjà chercher l'inspiration sur Pinterest pendant les cours... Mais pour faire plaisir à mes parents, je suis allée jusqu'au bout. J'ai passé le Barreau que j'ai raté et j'ai bifurqué en tant que juriste dans une société en protection de droit des marques. Je me suis occupée de gérer le cabinet à Monaco, pendant trois ans. J'ai choisi Monaco pour me rapprocher à nouveau de ma famille : je suis très famille ! Ce qui est amusant, c'est que, l'été qui a suivi ma réinstallation dans le Sud, j'ai rencontré Marvin. On a vécu ensemble à Nice avant de s'installer ici, à Mougins.

Marvin

Je suis né et j'ai grandi à Cannes. J'ai passé mon adolescence à Mougins. Je suis autodidacte, j'ai arrêté l'école au lycée. Je ne me sentais pas à ma place dans le système scolaire. J'aurais voulu un apprentissage plus horizontal, plus collaboratif et avec moins de hiérarchie et de brimades, comme il en existe désormais dans certains établissements. À un moment, j'ai décroché. Mais je ne sais pas rester sans rien faire : évidemment, j'ai commencé à travailler, d'abord en tant que saisonnier à la mer et à la montagne. Puis, ma mère et moi avons ouvert ensemble un magasin de décoration : Envers du décor. Ç’a été l'équivalent d'une école de commerce pour moi (rires) ! La boutique existe toujours à Mougins, c'est ma sœur qui m'a remplacé. J'ai travaillé cinq ans avec ma mère avant d'ouvrir une boutique de prêt-à-porter avec... ma sœur. Puis un commerce d'articles de cuisine et de linge de maison. À part ça, je suis passionné d'architecture. C'est l'un de mes regrets : on ne peut pas être architecte autodidacte... Ce qui me définit le mieux, c'est « entrepreneur ». Je vis le travail comme une extension de ma vie privée. Je ne le vis pas comme une contrainte, mais comme un moyen d'épanouissement.

TSF

Inès, vous avez radicalement changé de voie professionnelle.

Inès

Quand Lila, ma première fille, est née, je ne me voyais pas reprendre ma vie professionnelle telle qu'elle était à ce moment-là, très prenante, avec beaucoup de responsabilités et d'attentes. Mais m'occuper de Lila toute la journée n'était pas non plus un objectif satisfaisant pour moi... Je lui parlais toute la journée, mais elle ne répondait pas encore (rires). J'avais besoin de m'occuper à tout prix. J'ai jeté un œil aux activités de la ville de Mougins et j'ai commencé la céramique. Contre toute attente, j'ai vécu une révélation ! J'avais toujours été créative, c'est vrai, mais je n'avais pas encore trouvé « mon » médium idéal... Après mon master 2, j'ai tenté d'imposer ma voie et voulu étudier la mode à l'Institut français de la mode. Mais on m'a vite remise dans le droit chemin (rires).

TSF

Comment ce changement a-t-il été reçu par vos proches ?

Inès

Je ne savais pas comment annoncer à ma famille ce qui ressemblait plutôt à un changement total de vie. Mais être mère m'a donné cette force : tu te sens beaucoup plus légitime dans tes choix et tu as le droit de ne pas te justifier. On s'est mariés à la mairie, après la naissance des filles. J'ai décidé de donner ma nouvelle profession à l'état civil, céramiste au lieu de juriste : et tout le monde l'a appris de cette manière, famille et amis ! Finalement, mes parents sont ravis. Mon père est fier quand on lui parle de sa fille. J’ai associé ma mère, qui avait subi un coup dur au décès de son père, à mon projet et je pense que cela l'a vraiment aidée à se relever. Quand j'étais enfant, elle faisait du point de croix. Je lui ai demandé de reprendre ! J'avais justement des problèmes pour trouver de beaux abat-jour allant avec mes pieds de lampe en céramique. C'est un vrai sujet ! Elle s'est entraînée, s'est vraiment prise au jeu... Et fait désormais partie intégrante d'Umami !

TSF

Avez-vous tout de suite décidé d'en faire une activité, Inès ?

Inès

Disons que dans un premier temps, j'ai appris. J'ai tout de suite compris la terre, réussi à bien l'appréhender. C'est amusant : j'avais toujours dit à Marvin qu'à 40 ans, j'arrêterais le droit et je trouverais le moyen d'exprimer ce qui se tapissait au fond de moi ! C'est finalement venu à moi. Et Marvin m'a vraiment poussée à en faire quelque chose, tandis que je ne me faisais pas réellement confiance pour me lancer. J'étais légitime à exercer en droit : j'avais fait des études pour. Fabriquer et vendre de la céramique me paraissaient tout à fait improbables ! Surtout au moment où nous fondions une famille...

Marvin et Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Salon et salle à manger des Angelini à Mougins
Marvin et Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Salon et salle à manger des Angelini à Mougins
Marvin et Inès Angelini, Lila 5 ans et Pia 2 ans à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Salon et salle à manger des Angelini à Mougins
Le vase chaîné Umami

Inès Angelini

On s'est mariés à la mairie, après la naissance des filles. J'ai décidé de donner ma nouvelle profession à l'état civil, céramiste au lieu de juriste : tout le monde l'a appris de cette manière, famille et amis !

Le salon des Angelini à Mougins

Dans le salon, les créations Umami d'Inès (lampe, vases, applique) se mêlent aux trouvailles du couple, comme cette table basse de Roger Capron et cette coupe en bois signée Woodmata.

Le coin cheminée chez les Angelini à Mougins
Détail : fresque de Charlotte Colt à Mougins chez les Angelini

Sur le mur de la salle à manger, une fresque de Charlotte Colt.

Le salon des Angelini à Mougins

Ici, on aime les assises ! Dans un coin du salon, un fauteuil du designer Marc Held en collaboration avec l'enseigne Monoprix.

Détail. Dans la cuisine des Angelini à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Le salon des Angelini à Mougins

Dans le salon, les créations Umami d'Inès (lampe, vases, applique) se mêlent aux trouvailles du couple, comme cette table basse de Roger Capron et cette coupe en bois signée Woodmata.

Le coin cheminée chez les Angelini à Mougins
Détail : fresque de Charlotte Colt à Mougins chez les Angelini

Sur le mur de la salle à manger, une fresque de Charlotte Colt.

Le salon des Angelini à Mougins

Ici, on aime les assises ! Dans un coin du salon, un fauteuil du designer Marc Held en collaboration avec l'enseigne Monoprix.

Détail. Dans la cuisine des Angelini à Mougins
Détail dans le salon des Angelini à Mougins
Inès Angelini et sa fille Lila, dans son atelier à Mougins

TSF

Pourquoi ce nom et quel est le style Umami ?

Inès

Vous l'aurez compris, je suis très attachée à ma famille. Mon grand-père est parti il y a deux ans. J'ai conservé certains objets qui me rappellent notre vie commune, même s'ils paraissent insignifiants : un mortier, une balance à poids... J'ai réfléchi à la notion rattachée à la madeleine de Proust, à comment créer des objets qui, eux aussi, se transmettent de génération en génération. Il n'est pas question de matérialisme mais d'objets d'affection, de souvenirs conservés. De tranches de vie qui se rappellent à nous ! J'ai toujours ça en tête, quand je crée mes pièces. Un jour, en feuilletant un livre, je suis tombée sur le mot « umami », à cette époque j'ignorais sa signification : ma curiosité a été piquée et j’ai appris qu’il désignait la cinquième saveur japonaise. Umami, c’est cette saveur profonde et exquise qui, telle une madeleine de Proust, a le pouvoir de nous transporter instantanément dans les souvenirs les plus tendres de notre enfance. Cette découverte a créé un véritable déclic en moi : un goût peut raviver des souvenirs, mais un objet, aussi, peut être un vecteur de nostalgie, par sa texture, sa forme, son esthétique. L'idée est donc, avec Umami, de créer des objets qui ne se contentent pas d’exister, mais qui vivent avec nous et perpétuent nos histoires. Décrire le style Umami est relativement simple : il y a une sobriété méditerranéenne qui n'est pas sans rappeler un style grec, ou majorquin, très naturel au point d'être un peu rugueux, et qui apaise. Un hommage à l'artisanat, à la Terre !

TSF

Quelle pièce vous a lancée ?

Inès

Le vase de la Méditerranée, devenu le classique de la marque et qu'on vend le plus. C'est justement mon grand-père qui a inspiré cette pièce. Il avait son bateau sur le port de Nice et partait souvent en mer. À la fin de sa maladie, nous savions qu'il était condamné. Cela ne l'a pas empêché de prendre le bateau : nous étions tous les deux et je savais que c'était la dernière fois. Je l'ai observé tant que je pouvais, jusqu'au retour, tandis qu'il remontait l'ancre, manipulait les chaînes... Bizarrement, ces chaînes se sont imprimées dans ma mémoire. Bien plus tard, en réfléchissant à une pièce que je voulais fabriquer pour ma famille, l'idée m'est venue : je l'ai « chaînée ». La symbolique était très claire pour moi.

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Comment sont-elles fabriquées, ces chaînes ?

Inès

Grâce à la technique du colombin. Initialement, je les roulais une par une jusqu'à obtenir un calibre égal. Après quoi, je les coupais et je les montais les unes avec les autres. Autant vous dire que je commençais un vase que je terminais cinq jours plus tard (rires) ! Aujourd'hui, c'est toujours artisanal, mais on a quand même investi dans une machine qui m'aide à transformer mon pain de terre en colombin sans étape. Après, je coupe et je façonne mes chaînes une à une. C'est quand même très long, mais on a enlevé une étape !

TSF

La marque a désormais cinq ans.

Inès

Et cela fait deux ans que je tente de vraiment la développer. Bon, soyons honnêtes : tout en continuant à gérer le quotidien avec les enfants. Mes débuts sont entrecoupés de ma vie de jeune mère ! Pour mes 30 ans, Marvin, ma famille et mes amis m'ont offert le parfait matériel de potier. Mais comme mon mari voit toujours les choses en grand... il a choisi un four gigantesque. Je lui ai dit « Marvin, j'ai trois tasses à cuire, enfin... » mais lui pensait aux pièces du futur, les monumentales ! C'est son côté visionnaire (rires). Une semaine plus tard, en pleine pandémie, on était confinés. J'ai pu m'entraîner à souhait et aussi lire à foison sur le sujet. J'ai commencé à poster certaines pièces sur les réseaux sociaux... Et j'ai reçu mes premières commandes. Je n'ai même pas eu le temps d'angoisser : tout s'est fait de façon très fluide.

TSF

Réussissez-vous à trouver un équilibre entre vie de famille et travail ?

Marvin

On est, je pense, très équilibrés dans notre quotidien. Nous faisons partie de la catégorie « travail-passion », c'est vrai, mais nous veillons à passer beaucoup de temps avec nos enfants.

Inès

J'ai des commandes à honorer, j'ai des clients, il faut que mon site soit fourni, mais je n'ai pas les responsabilités qu'a Marvin, qui travaille avec une équipe et dans des bureaux. Il m'aide au maximum de ce qu'il peut, c'est-à-dire que le week-end. Là, il est à 100% à la maison avec nous. Le matin, c'est lui qui emmène les filles à l'école. C'est un père très présent, mais on a priorisé : si un enfant est malade, c'est moi qui y vais. C'était aussi mon souhait parce que j'ai vécu avec une maman très présente. J'ai envie que ça dure tant qu'elles sont petites.

TSF

Est-ce qu'Umami est aussi un peu votre projet, Marvin ?

Marvin

Disons qu'Umami devient un projet commun, peu à peu...

Inès

L'objectif, c'est de s'associer et de permettre à la marque de sortir de la maison. J’aurai ainsi mon propre atelier et je proposerai des cours plus réguliers. En fait, l’idée est de tendre vers un concept plus rodé. La céramique m'a extirpée d'un moment complexe de ma vie. Elle a été comme une thérapie. Au-delà de la production et de la vente, j'aimerais pouvoir la faire découvrir à d’autres. C'est presque méditatif, de se concentrer sur des gestes précis.

Inès Angelini, dans son atelier à Mougins

L'atelier s'étend sur toute la surface de la maison, au sous-sol.

Dans l'atelier d'Umami à Mougins
Dans l'atelier d'Umami à Mougins
Inès Angelini travaille une pièce en céramique dans son atelier à Mougins
Inès Angelini travaille une pièce en céramique dans son atelier à Mougins
La cuisine des Angelini à Mougins : une lampe Umami

Inès Angelini

C'est Marvin qui a trouvé mon four à céramique.Il l'a choisi gigantesque. Je lui ai dit « Marvin, j'ai trois tasses à cuire, enfin... » mais lui pensait aux pièces du futur, les monumentales !

La chambre parentale à Mougins chez les Angelini
Détail dans la chambre parentale à Mougins
Jolie chambre de petites filles à Mougins chez les Angelini
La chambre parentale à Mougins chez les Angelini
Détail dans la chambre parentale à Mougins
Jolie chambre de petites filles à Mougins chez les Angelini
La chambre parentale à Mougins chez les Angelini
Détail dans la chambre parentale à Mougins
Jolie chambre de petites filles à Mougins chez les Angelini
Une lampe umami dans la chambre des fillettes Angelini à Mougins
Draps Como de The Socialite Family chez les Angelini à Mougins

Notre

, parfait pour la chambre parentale.

Dans la chambre des Angelini.à Mougins
Dans la chambre des fillettes Angelini à Mougins
Inès Angelini, dans son atelier à Mougins

TSF

Quand êtes-vous arrivés dans cette maison et avez-vous réalisé beaucoup de travaux ?

Inès

On l'a trouvée il y a six ans. Nous étions à Nice et voulions nous rapprocher à nouveau de la famille de Marvin. On aimait l'entre-deux de Mougins : proche de la ville, mais plus campagne. Sans stress ! Initialement, on a visité des appartements. Mais Marvin et ses ambitions, toujours... (rires). On a fini dans une maison à rénover. De toute façon, il adore les travaux ! À la première visite, j'ai aimé la montée pour arriver à Mougins, ça m'a rappelé notre village en Corse ! Le jardin en restanque, aussi. Par contre, l'intérieur était terrible, désuet, tout était à refaire, très sombre. Les pièces étaient petites et cloisonnées. On a pas mal cassé. Puis, on a s’y est mis, étape par étape, du sol au plafond – on n'a pas terminé d'ailleurs. Les derniers travaux en date étaient ceux du revêtement de la piscine. Les prochains, ce sont des baies vitrées qu'on va installer dans le salon, pour profiter de notre belle vue plongeante sur le village.

TSF

Et les filles, avaient-elles des exigences ?

Inès

Elles voulaient un lit cabane...

TSF

Dans quel environnement avez-vous grandi et comment a-t-il influencé vos goûts ?

Inès

J'ai grandi dans une famille typique du Sud, avec un père corse et des origines italiennes. Nous vivions sur les hauteurs de Nice en tribu : ma grand-mère, ma marraine et mes parents étaient tous voisins. Ma mère est très coquette, avec un sens du style très fort. Elle brode : c'est elle qui fabrique tous mes abat-jour, d'ailleurs ! Ma grand-mère corse était très sévère. Pour elle, mon destin était de devenir médecin, avocate, magistrate. Rien d'autre. Moi, j'acquiesçais, j'avais toujours peur de décevoir... Mon père m'a donné le sens des beaux objets et j'ai grandi dans un univers très coloré et musical avec ma petite soeur adorée. Je pourrais vous parler de tant d'influences, surtout ici, les peintures, les visages, les couleurs, Matisse et Picasso pour n'en citer que deux... Mais en créant Umami, j'ai vraiment dû affiner un ADN spécifique, un style, un seul et ne pas partir dans tous les sens ! Heureusement, je m'autorise quelques écarts à la maison... Comme ce fauteuil rose dans l'entrée que mes amies ne comprennent pas (rires). Je suis bien plus colorée que mes pièces... Dans la vie de tous les jours, je ne ressemble pas à mes céramiques !

Marvin

Il y avait la fibre très décorative à la maison. J’ai vu passer plusieurs styles et plusieurs périodes, à l'image du magasin, mais je dirais qu'on a toujours eu un esprit très « campagne du Sud » ! Moi, au contraire, j'aime l'épuré, ponctué de quelques pièces chinées. Pas facile avec des enfants en bas âge (rires). Mais là, elles grandissent, donc on arrive à rassembler dans leur salle de jeux tous ces jouets aux couleurs flashy et à retrouver un intérieur plus apaisant, qui nous ressemble !

TSF

Comment la passion pour l'architecture vous est-elle venue, Marvin ?

Marvin

C'est l'alliance entre le côté rationnel, logique et mathématique, et la créativité sans bornes, qui me plaît. On ne voit pas cela dans beaucoup de métiers, il me semble. J'ai commencé à en apprendre plus sur les différents courants et époques. Il y a encore tant de connaissances à acquérir ! Pour l'instant, ce que je préfère, c'est le XXe siècle, ses styles si différents et sans contraintes. J'aime particulièrement l'architecture organique. L'idée de s'adapter à son milieu, de se fondre dans la nature. J'aime aussi beaucoup l'architecture vernaculaire. En version contemporaine, ce serait mon idéal. La région a son importance pour moi. Sinon, on se retrouve avec des coins qui sont tous les mêmes, des villes qui sont identiques et ça devient très triste et sans vie.

Inès

Il y a selon moi un lien évident avec ton travail !

TSF

Parlez-nous de quelques œuvres et objets que vous aimez particulièrement, ici.

Inès

La fresque sur le mur de la salle à manger est signée Charlotte Colt, une de nos amies. Elle l'a vraiment imaginée pour nous, la famille et aussi pour Umami : on y voit une céramique et des coquillages parce que sur beaucoup de mes créations, on en trouve. La main comme symbolique d'entraide : ici, on met tous la main à la pâte ! Sinon, il y a cette table basse de Roger Capron que j'ai reçue pour mon anniversaire... Le travail des émaux dessus est très fin. Les impressions végétales sont comme un clin d'œil à ce que je fais. On a aussi, disséminées dans la maison, beaucoup de petites pièces en bois d'une marque nommée Woodmata, imaginée par l'une de mes plus proches amies. Elle collabore avec des artisans de Bali.

TSF

Je remarque qu'il y a une passion pour les chaises et les fauteuils dans cette maison !

Inès

Je les aime tous. Tous ont des styles très différents ! Si j'avais les moyens... Un jour, j'espère avoir une chaise de Pierre Chapo. J'ai commencé à m'essayer aux tabourets en céramique, d'ailleurs. Dans le salon, vous voyez un fauteuil en collaboration entre Marc Held et Monoprix. Le fauteuil rose de l'entrée, c'est le Roly Poly de Silvera. Dans notre chambre, c'est une commande spéciale de Bali... ça ne fait pas partie du catalogue de mon amie !

TSF

Que représente The Socialite Family pour vous ?

Inès

The Socialite Family est pour moi un puits d’inspiration inépuisable. C’est à la fois un média et une marque qui nous invite à voyager à travers les univers uniques de diverses personnalités, agissant comme une vaste encyclopédie dédiée à la diversité des intérieurs, chacun imprégné de son ADN distinct. Je trouve cela absolument fascinant. Quant à la marque elle-même, elle incarne pour moi la délicatesse et de l’élégance, avec une touche de chic à l’italienne teinté d’un esprit des années 60 qui résonne particulièrement en moi.

TSF

Avez-vous une ou plusieurs pièces préférées dans notre collection ?

Inès & Marvin

Le bureau Paolo, avec ses rayures en acajou et hêtre, est de loin ma pièce fétiche. Sa silhouette me fascine par son élégance exubérante et son allure qui semble tout droit échappée d’une collection de Jacques Grange. C’est pour moi un véritable trésor au sein de la collection.

TSF

Quelles sont vos bonnes adresses dans les parages ?

Inès & Marvin

Le village de Valbonne est un joyau méridional à ne pas manquer. On recommande un dîner au restaurant La Pigeot, qui propose une excellente cuisine marocaine. Il faut flâner dans le quartier des antiquaires et au port de Nice. Pour un déjeuner mémorable, le Banhmei offre une cuisine vietnamienne exquise et chez Hely vous trouverez une cantine de quartier qui allie qualité et bons vins. Nice abrite aussi de magnifiques musées : le musée des Beaux Arts de nice, le musée Matisse et le musée Chagall offrent chacun une plongée unique et vivifiante dans la créativité. Pour le dîner, La Meranda ou Chez Davia sont des adresses incontournables pour savourer la gastronomie locale !

Umami et The Socialite Family voisinent dans le salon des Angelini à Mougins

Retrouvez notre


La cuisine des Angelini à Mougins : un vase Umami
Une coupe Umami dans la cuisine
La cuisine des Angelini à Mougins
Une coupe Umami dans la cuisine
La cuisine des Angelini à Mougins
Une coupe Umami dans la cuisine
La cuisine des Angelini à Mougins
L'entrée chez les Angelini à Mougins
Le four à céramique Umami

Dissimulé sous un auvent, le four à céramique d'Umami.

La cuisine des Angelini à Mougins
Chaise dans la salle à manger des Angelini à Mougins
Dans l'atelier d'Umami, les inspirations de toujours

Aux murs de l'atelier, les inspirations de toujours.

L'atelier de céramique Umami chez Inès Angelini à Mougins
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