Famille

À Paris, un appartement familial au classicisme réveillé de couleurs joyeuses

Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris

Chez

Tiphaine Verdier, Albertine 17 ans et George, 15 ans

La cour arborée s’offre à l’abri des regards indiscrets, retranchée derrière le large porche d’un immeuble bourgeois, du côté du parc Monceau, à Paris. Difficile de se douter qu’on y trouvera, perché au faîte de l’un des bâtiments cossus, une grande cabane familiale aux murs éclaboussés de couleurs franches et joyeuses. La couleur comme acte de joie quasi-militant, c’était bien ce que souhaitait ici Tiphaine Verdier, dans cet appartement dit « de la nouvelle vie ». Celle d’une femme récemment séparée et d’un quotidien réorganisé avec ses deux adolescents, Albertine et George. Au programme, un appartement pensé comme un cocon, véritable havre de paix et de gaieté pour la famille en cette période charnière, la grande complicité d’un trio solide et quelques trucs et astuces de magicienne – de la peinture aux meubles chinés – pour repenser les lieux quand on n’en est pas propriétaire… Rencontre un poil émotive, comme en écho aux premiers jours de printemps.

Lieu

Paris

texte

Elsa Cau

Photographies et Vidéos

Jeanne Perrotte

Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris
Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris
Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Chez elle, Tiphaine Verdier mêle les genres et les époques. Et n'hésite pas à retapisser des pièces anciennes pour les adapter à son intérieur.

Tiphaine Verdier chez elle à Paris

TSF

Tiphaine, Albertine, George : qui êtes-vous ?

Tiphaine

Je suis l'heureuse maman de ces deux personnages saugrenus (rires). J'ai 50 ans et j'ai monté une marque de décoration : Les Causeuses.

George

J'ai 15 ans, je suis en troisième et je suis fan de hip-hop. J'aime profondément la danse. J'ai commencé par la danse classique, pendant cinq ans, j'étais tout petit. À Londres, j'ai fait de la gymnastique.

Albertine

Tu es devenu excellent. Je n'avais jamais vu ça. Je ne pensais pas que c'était possible. Tu n'en avais jamais fait et au bout de deux mois, tu faisais des triples saltos !

George

De retour à Paris, j'ai découvert la danse contemporaine. J'en ai fait un an et ça m'a beaucoup plu. Puis, j'ai découvert le hip-hop. Depuis, la passion ne m'a pas quitté.

Albertine

J'ai 17 ans et je suis en terminale. J'adore le cinéma et le théâtre. L'année prochaine, je vais étudier le business à Rotterdam. Dans l'idéal, ce serait pour faire de la production. Parce qu'il y a deux ou trois ans maintenant, je me suis découvert une vraie passion pour le cinéma. Mais je suis consciente de mes capacités et je pense que tout ce qui est gestion, commerce, je pourrais bien performer là-dedans. Le métier de producteur découle un peu d’une convergence entre l'art et la créativité que, vraiment, j'apprécie énormément et à quoi s’ajoute le côté gestion, budget...

TSF

Quand êtes-vous arrivés ici ?

Tiphaine

On est arrivés il y a un peu moins d'un an, en juin dernier.

TSF

Avez-vous fait beaucoup de travaux ?

Tiphaine

Précisons qu'ici, nous sommes locataires. Les travaux possibles étaient donc limités. Quand on est arrivés, il n'y avait que des murs blancs. Et cet escalier marronnasse ! Il flottait là, au milieu, je me suis creusé la tête pour le faire disparaître sans tout repeindre, partout... J'ai fini par décider de repeindre l'entrée de la couleur de l'escalier !

TSF

Vous avez beaucoup déménagé, jusqu’à maintenant.

Albertine

Mais on connaît ce quartier depuis toujours. On a vécu ici en famille, avant de déménager à Londres... et de revenir, deux fois !

Tiphaine

La première fois, nous sommes restés huit ans à Londres. La seconde, un an.

TSF

Ces changements de vie ont-ils été faciles à opérer ?

George

Moi, j'étais en CM2, ce n'était pas trop difficile, d’autant plus que le collège représente un nouveau départ pour beaucoup d'élèves – même si, parfois, je me dis que j'aurais préféré la vie à Londres.

Albertine

Le changement de scolarité m'a impactée. Je me suis beaucoup épanouie avec la pédagogie anglaise et ses méthodes d'encouragement constant. On avait une relation prof à élève très différente d'ici, aussi : les profs font partie de votre vie, la connaissent. Ici, c'est beaucoup plus strict, il me semble. J'ai adoré le sport, la créativité qui n'est pas limitée, l'organisation aussi : terminer l'école à 15h, enchaîner avec beaucoup d'activités. Techniquement, on passait sans doute moins de temps à étudier, mais je suis persuadée qu'on était hyper-productifs quand on travaillait, on avait l'envie ! Je sais d'ailleurs exactement ce que j'ai étudié ces années-là... En tout cas, le retour a été compliqué pour moi. J'ai réintégré le quartier et l'école, mais revenir parmi les gens que j'avais quittés, les groupes d'amis éclatés, c'était difficile. Mais ç'a été difficile pour nous tous.

Tiphaine

C'est lié à notre séparation, à leur père et moi. Les deux fois que nous sommes allés à Londres, c’était pour le travail de John. On a été hyper-heureux là-bas, à Notting Hill, mais la France me manquait. Je suis ancrée ici, je me sens très française. La seconde fois à Londres, la vie a fait que... et je suis rentrée plus tôt que prévu. Avec les enfants !

Albertine

Nous, on venait à peine de s'intégrer, c'est ce qui a été éprouvant. J'aurais dû me douter qu'il y avait quelque chose : je planifiais mon anniversaire à ce moment-là, et tu me disais oui à tout (rires) !  Maintenant, notre père vit ici aussi.

Tiphaine

Il ne vit pas loin. À l'époque, nous n'étions pas tout à fait séparés... il nous a rejoints. Puis on a pris la décision et j'ai vécu dans l'appartement qu'on nomme désormais « de transition ».

Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris dans l'entrée

L'entrée de l'appartement : un véritable casse-tête à l'arrivée de la famille. "Il flottait là, au milieu, complètement marronnasse : j'ai fini par décider de repeindre l'entrée de la couleur de l'escalier" nous explique Tiphaine Verdier.

Dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris dans l'entrée

L'entrée de l'appartement : un véritable casse-tête à l'arrivée de la famille. "Il flottait là, au milieu, complètement marronnasse : j'ai fini par décider de repeindre l'entrée de la couleur de l'escalier" nous explique Tiphaine Verdier.

Dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris

Tiphaine Verdier

Je cherchais une lampe de chevet : j'ai reçu à la place cette énorme lampe avec, initialement, un abat-jour encore plus grand. J'ai décidé d'en prendre mon parti, j'en ai fait un lampadaire en la plaçant sur un tabouret qui donne l'impression d'être dans le prolongement du pied. Maintenant, elle est comme une sculpture, un gros bonbon.

Dans le salon de Tiphaine Verdier à Paris

Notre lampe

, parfaitement assortie aux couleurs du salon.

Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon coloré de Tiphaine Verdier à Paris
Le salon de Tiphaine Verdier à Paris

TSF

Ici, nous sommes donc dans l'appartement de votre nouvelle vie. Celui que vous avez choisi ensemble.

Tiphaine

Oui ! Ici, il n'y a pas de souvenirs à quatre. C'est un nouveau départ. Et c'est vrai que j'ai mis du temps à trouver l'appartement parce que les lieux, pour moi, ont une importance immense. Cela mérite peut-être une psychanalyse... (rires). Bref, ici, j'ai adoré l'espace, le fait que ce soit un duplex, les enfants aimaient beaucoup aussi. On est très chanceux de pouvoir vivre là, mais l'appartement était assez aseptisé. J'ai réfléchi à comment changer de décor de façon temporaire, pour qu'on puisse remettre tout en état après notre passage ici, un jour... La cuisine était tout en carrelage blanc et les meubles blancs.

TSF

Avez-vous eu votre mot à dire dans la décoration, les enfants ?

Albertine

Disons qu'à chaque fois que je rentre, il y a quelque chose de nouveau. Un jour, je suis arrivée, j'étais avec une copine, et la salle à manger était jaune… mais fluo !

Tiphaine

Voilà, c'est le seul moment où les enfants ont dit : non, c'est beaucoup !

Albertine

Après ça, on a repeint, et puis changé, et puis je pense qu'on a perdu un mètre d'épaisseur de mur à force de peindre (rires).

George

Mais le vert, j'aime beaucoup !

Albertine

C'est triste, mais je n'ai vraiment pas l'œil. Généralement, quand tu es en train d'assembler, de décorer une pièce, maman, je ne vois pas vers quoi tu veux aller. Mais à chaque fois, c'est top. Si je t'avais accompagnée au magasin pour acheter les rideaux jaune fluo (encore !), je t'aurais dit « mais enfin, n'importe quoi ! » Bref, tu as un talent pour assimiler des objets qui sont quand même assez étranges parfois, mais ça rend bien.

George

Je savais, quand on est arrivés, qu'on allait faire comme dans tous les autres appartements ! C'est vrai ce que dit Albertine, quand c'est en projet, on ne peut pas trop savoir où cela mène. Dès que c'est fini, on se sent bien, on aime !

TSF

Et vos chambres ? Si j'ai bien compris, c'est « pas touche ! »

Albertine

Je suis très bordélique et j'ai mis deux mois à déballer mes cartons ! Tant que mon bureau est là, que mon lit est là, ça me va. Bon, ça n'a pas empêché qu'un jour, en rentrant de vacances, j'ai trouvé mon mur peint !

Tiphaine

À peine, un blanc avec un peu de rose dedans. Ce n'est même pas visible, ça change juste du blanc...

George

Moi, j'ai toujours eu la chambre un peu bancale !

Tiphaine

À Londres, c'était un vrai placard (rires).

George

Au retour en France, j'avais une chambre un peu sombre. Je n'aimais pas trop. Mais ici, je l'adore. Ce n'est ni trop petit ni trop grand. Et en plus, j'ai un grand lit. Et contrairement à ma sœur, je suis très maniaque, je range tout... en tout cas, dans ma chambre. Bref, elle est blanche aussi, et sobre, mais sinon j'aime quand même ce qu'a fait ma mère dans l'appartement, c'est chaleureux. Cosy.

Tiphaine

Et il y a du dialogue, quand même. Beaucoup de dialogue, entre nous ! D'ailleurs, quand Albertine s'en ira l'année prochaine, ça va faire un vide. On est très proches, on forme un vrai trio. On rit beaucoup. On crie beaucoup, aussi ! Ici, j'ai essayé de créer un cocon. Comme je le fais à chaque fois, mais avec en plus le besoin de réparation, pour la famille que nous sommes, dans ce moment toujours délicat émotionnellement qui suit la séparation. J'ai la passion des écrins, des boîtes en général. Et j'ai l'impression d'avoir transformé ces pièces en petites boîtes sécurisantes, apaisantes et joyeuses. Du moins, j'espère que vous le ressentez aussi !

La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Dans la salle à manger, les pièces plus rustiques, comme la tapisserie et les tableaux aux murs, voisinent avec la table en onyx rose sur mesure.

La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
Banquette dans la salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Notre

trône sur la cheminée en marbre de la salle à manger.

La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Dans la salle à manger, les pièces plus rustiques, comme la tapisserie et les tableaux aux murs, voisinent avec la table en onyx rose sur mesure.

La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
Banquette dans la salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Notre

trône sur la cheminée en marbre de la salle à manger.

La salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris
Chez Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
George, le fils de Tiphaine Verdier à Paris

TSF

Tiphaine, dans quel environnement avez-vous grandi et comment a-t-il influencé votre goût ?

Tiphaine

Mes parents sont férus d'art et j'ai passé tous mes week-ends en salles des ventes, aux puces, le nez dans les vieux livres, enfermée dans les greniers. Et puis, on allait au musée voir des expos. Oui, une famille cultivée avec une culture du beau, le respect d'une certaine tradition, aussi. Ma mère était prof de lettres et mon père dirigeait une boîte de gestion d'immeubles, mais je crois qu'il s'est beaucoup ennuyé. Alors à côté de ça, il était aussi prof d'archi aux Beaux-Arts : c'était sa petite soupape ! Je pense que j'ai ça en moi depuis toute petite et que ma famille n'y est pas étrangère.

TSF

À quoi ressemblait l'appartement de vos parents à Paris ?

Tiphaine

C'est amusant, j'y pensais il y a peu de temps parce que nous avions une salle à manger rose saumon... Un peu comme mon salon ! Sinon, mes parents aiment l'ancien : les tableaux, les vieilles bergères. Alors que j'aime bien le mélange. En grandissant, j'ai fait une prépa à Penninghen puis je suis passée par le Studio Berçot. Mais le milieu de la mode ne m'a pas plu. J'ai enchaîné avec un DEA d'histoire de l'art. Après, j'ai travaillé en galerie. Puis tout s'est enchaîné : je me suis mariée, je suis partie pour Londres où j'ai travaillé dans une agence d'illustrateurs. Et quand j'ai eu les enfants, sans doute instinctivement, je me suis rapprochée du monde de l'enfance. J'ai fait des choses pour la marque Bonton, notamment.

TSF

Quand avez-vous monté la marque Les Causeuses ?

Tiphaine

En 2016. L’aventure a commencé à deux. Je chinais les étoffes et une amie tapissière les adaptait aux assises. Au départ, c'étaient vraiment les bancs. Je chinais des bancs d'école, j'en ai aussi fait faire dans le sud de la France. Puis on tapissait. On s'est rapidement séparées et j'ai continué seule. Je ne chine plus seulement les tissus : j'en fais fabriquer avec mes propres motifs, dans le nord de la France. Je produis aussi désormais mes appliques pour Les Causeuses. J'en suis là et avec une envie autre, celle d'aller vers du conseil déco, du set design. Ce que j'ai commencé à faire, petit à petit, d'ailleurs.

TSF

Vous êtes ici depuis un an, installée avec les enfants.

Tiphaine

Je pense que je porte, et je ne sais pas si je vais le porter longtemps ou pas, le regret d'une vie de famille unie. Nous avons été heureux, il y a forcément une idée d'échec, je le dis très naturellement. Après, j'ai des enfants extras avec qui je m'entends hyper-bien, on est soudés et complices. Et puis, en effet, l'avantage, c'est aussi de choisir toutes les couleurs qu'on aime (rires) ! En tout cas, quand je rentre ici, je suis toujours très heureuse. J’y trouve une sorte d'harmonie.

TSF

La couleur est-elle comme une thérapie ?

Tiphaine

En tout cas, tout commence par la couleur. Je ne pars pas d'un meuble pour décorer, mais d'une couleur. Ici, j'avais vraiment envie de quelque chose d'hyper-enrobant, de doux et de chaleureux, en tout cas pour le salon. Et c'est vrai que la couleur a un effet sur nous qui est incroyable.

TSF

Comment décririez-vous les couleurs que vous avez choisies ?

Tiphaine

Je dirais que c'est tranché. C'est-à-dire qu'il y a des couleurs très fortes comme la cuisine, avec un rouge rosé, cerise, en contraste avec un vrai vert qui est lumineux, un vert anglais, mais moderne. Il y a aussi un vert amande dans la salle à manger, qui est plus doux, plus d'un esprit campagne. D'ailleurs, j'ai profité de cet esprit pour y inclure une tapisserie et des tableaux qui lui correspondent. Et le salon, où l'on se sent bien et sereins, avec ce rose entrecoupé d'un jaune vif, peut-être plus moderne. C'est vrai que c'est joyeux (rires). Cela me correspond, il me semble : je ris de tout et tout le temps, même quand ça ne va pas. C'est vrai que la joie, pour moi, c'est une thérapie et c'est indispensable.

TSF

Parlez-nous d’un objet que vous aimez particulièrement ou qui vous amuse, ici.

Tiphaine

Je cherchais une lampe de chevet. Je l'ai trouvée sur Selency, signée Roche Bobois. Je pensais que c'était une toute petite lampe. À la place, cette énorme lampe (dans le salon, ndlr) est arrivée avec, initialement, un abat-jour encore plus grand. J'ai décidé d'en prendre mon parti, et j'ai voulu la rendre encore plus grande : j'en ai fait un lampadaire en la plaçant sur un tabouret (India Madhavi pour Monoprix, ndlr) qui donne l'impression d'être dans le prolongement du pied. Maintenant, elle est comme une sculpture, un gros bonbon. Dans un style complètement différent, j'ai placé sur le mur à côté de mon faux lampadaire cette applique de Hans Kogl, La lumière est très belle, tamisée.

TSF

Quelle est ta pièce préférée de la collection The Socialite Family ?

Tiphaine

J’adore la lampe Marta pour laquelle je n’ai pu résister. Je trouve la couleur et le mélange des matériaux très subtils, elle a parfaitement trouvé  sa place dans mon salon. J’aime aussi les vases Duetto, leurs formes ludiques et les accords colorés. Et la simplicité de la ligne de l'étagère Mara qui met en valeur un canapé. 

TSF

As-tu quelques bonnes adresses dans ton quartier à nous donner ?

Tiphaine

MobilHome, (108 rue legendre, Paris XVII) est un incontournable pour les adeptes du vintage des années 1950 et 1960. C’est là  que j’ai trouvé ma petite banquette Knoll que j’ai retapissé dans un tissu jaune de chez Pierre Frey. Plaka (46 rue legendre, Paris XVII) est installé dans le quartier depuis moins d’un an : c’est le meilleur traiteur grec que je connaisse ! Dimitri saura aussi vous organiser des événements sur mesure. La Marguerite (106 rue Cardinet, Paris XVII) : on y trouve la plus belle sélection de fleurs coupées du quartier dans une atmosphère délicate et colorée. Moustache (42 avenue de Wagram, Paris XVII), c’est l’incontounable pour nos amis les bêtes, chiens et chats. On y est accueilli avec bonne humeur et attention ! Enfin Cave en terrasse, (17 rue de la Terrasse, Paris XVII). Lise, passionnée de bons crus est de très bon conseil pour choisir un vin selon l'occasion. Dégustation sur place !

Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Dans la chambre de Tiphaine Verdier à paris
Détail dans l'entrée de Tiphaine Verdier à Paris

Plat de présentation, coupe à fruits ou simple vide-poches,

trouve toujours sa place dans la maison !

Chez Tiphaine Verdier : la chambre
Dans la salle à manger de Tiphaine Verdier à Paris

Tiphaine Verdier

La couleur est-elle une thérapie ? En tout cas, j'avais vraiment envie de quelque chose d'enrobant, de doux et de chaleureux. Et c'est vrai que la couleur a un effet sur nous qui est incroyable.

Dans la cuisine de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Dans la cuisine de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
Dans la cuisine de Tiphaine Verdier à Paris
Tiphaine Verdier et ses enfants à Paris
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