Bonnie, festivités en apesanteur

Bonnie, festivités en apesanteur

Paris Society a la tête dans les nuages. Avec Bonnie, nouveau haut lieu de la fête à Paris, le groupe qui révolutionne l’hospitalité s’envole aux 15e et 16e étages du SO/ Paris pour concrétiser un espace en apesanteur. Un décor d’exception à la vue à 360 sur le paysage parisien – mêlant un restaurant à un bar et club – où l’on se rend pour voir et être vu. À la tête de cette dernière adresse, l’architecte qu’on ne présente plus : Jordane Arrivetz. Une habituée des projets ambitieux de cette vision avant-gardiste de la french hospitality, qui applique dans cette ancienne cité administrative son approche architecturale, « s’inspirer du contexte (de chaque bâtiment) pour écrire son histoire ». Planant au-dessus de la Seine, la diplômée de l’école Camondo tire les ficelles d’un lieu de réception aux multiples narrations, notamment impulsées par les années sixties, l’univers futuriste du design space âge et les œuvres miroirs d’Olafur Eliasson. Confondant les matières d’un jeu de contrastes « entre le brillant/le texturé, le lisse/le moelleux, la ligne/la courbe, le froid/le chaud », l’expérience s’intensifie d’une pièce à l’autre. Au détour de chaque recoin, la fondatrice de l’agence Notoire orchestre savamment une surprise. Des détails qui confèrent aux lieux un charme anachronique. « Les couloirs super-graphiques, l’escalier qui relie les deux étages avec une suspension en néon de 5 mètres de haut (…), le fumoir paré de rose »… autant de volumes où il se passe « toujours quelque chose ».

Restaurant Bonnie, 10 Rue Agrippa d’Aubigné, 75004 Paris. Du lundi au dimanche de 12h à 15h et de 19h à 23h. Réservation sur leur site www.bonnie-restaurant.com ou par téléphone : 01 78 90 74 74.

Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur

Jordane, pouvez-vous nous présenter Bonnie ?

Jordane

Bonnie est un restaurant, bar et club situé aux 15e et 16e étages du SO/ Paris. Le lieu fait partie d’un programme ambitieux de réhabilitation de l’ancienne cité administrative de Paris, entre le boulevard Morland et la Seine. On y trouve également des logements, des bureaux, une auberge de jeunesse ou encore un marché.

Quelle histoire vous lie à Paris Society, groupe hôtelier chargé de cette adresse ?

Jordane

Nous nous sommes rencontrés à la création de mon agence et nous avons travaillé ensemble à plusieurs reprises sur des projets de développement. Quand Paris Society m’a proposé de collaborer sur cette adresse – il y a 4 ans –, c’était un très gros projet pour l’agence ! Les délais étaient serrés et j’étais enceinte de sept mois. C’était donc un vrai challenge, que je ne regrette pas d’avoir relevé !

Construit dans les années 1960, le bâtiment dans lequel se situe Bonnie vous a guidés vers une certaine narration esthétique. Laquelle ?
Jordane

Nous n’avions pas de véritable « brief ». Nous avons donc avancé et utilisé la même méthodologie, la même approche que pour nos précédents projets : nous nous sommes inspirés du contexte pour écrire l’histoire. Il y avait ce bâtiment des années 1960, les œuvres d’Olafur Eliasson, le cabinet RDAI pour l’hôtel, le positionnement des hôtels SO/ en France et des établissements Paris Society. Il fallait créer un projet qui soit le liant de tous ces éléments, et les années 1960 ont été très inspirantes. À cette époque, la conquête spatiale et l’émancipation de la femme ont guidé les créateurs de design et de mode vers le space age, les couleurs vibrantes, les formes libres. Cette époque, cette mouvance, nous a semblé parfaite pour compenser le côté vertigineux de la vue avec une proposition de décor un peu fou tout en restant très chaleureux !

Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur Bonnie, festivités en apesanteur

Quand Paris Society m’a proposé de collaborer sur cette adresse – il y a 4 ans –, c’était un très gros projet pour l’agence !

Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur Bonnie, festivités en apesanteur
Comment y avez-vous intégré vos codes – atmosphère feutrée, jeu de lumières et matériaux contrastés ?
Jordane

La ligne directrice a été le travail sur le contraste : le brillant/le texturé, le lisse/le moelleux, la ligne/la courbe, le froid/le chaud. À partir de là, nous nous sommes amusés à créer de la surprise dans chaque espace, en travaillant sur les couleurs, les motifs, la lumière. Nous avons vraiment imaginé le parcours client avec une intensité croissante en termes de design et d’expérience au fil de la soirée : le restaurant, le bar, et enfin le club. Et tous les espaces autour dans lesquels il doit aussi se passer quelque chose : les couloirs super-graphiques, l’escalier qui relie les deux étages avec une suspension en néon de 5 mètres de haut, des sanitaires comme espaces à part entière, le fumoir paré de rose – que l’on voit depuis le Pont Neuf !

Designers, antiquaires, maisons spécialistes en tissu d’ameublement, artisans : de qui vous êtes-vous entourés pour lui donner vie ?
Jordane

Nous avons travaillé avec les designers Garnier & Linker pour penser tout le mobilier et les lampes sur mesure. Nous nous connaissions grâce à l’écosystème de l’École Camondo (d’où je suis diplômée) et j’étais fan de leur travail. Ils ont été de véritables partenaires et ont été formidables sur ce projet en nous aidant à en faire un lieu unique. Bonnie a été un long processus. Nous sommes passés par beaucoup de phases d’échantillons, de témoins, de prototypes. C’est un luxe pour nous d’avoir la possibilité de travailler dans de telles conditions, qui nous permettent de maîtriser parfaitement les détails. Pour les touches finales, nous avions à nos côtés la tête chercheuse Julie Barrau – avec qui j’ai collaboré sur l’Hôtel La Tartane à Saint-Tropez et l’Hôtel Nuage à Paris – pour remplir les bibliothèques du restaurant et les rendre totalement « Bonnie ».

Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur

Nous avons travaillé avec les designers Garnier & Linker pour penser tout le mobilier et les lampes sur mesure. Nous nous connaissions grâce à l’écosystème de l’École Camondo (d’où je suis diplômée) et j’étais fan de leur travail.

Bonnie, festivités en apesanteur
Bonnie, festivités en apesanteur

Quelle est la pièce que vous avez eu le plus de plaisir à concevoir ? Parlez-nous-en.

Jordane

Dessiner la moquette a été très amusant ! Créer un motif n’est pas un exercice facile mais nous savions que cela serait un élément très charismatique des lieux. J’en ai même gardé un grand morceau qui est au sol de l’agence, en souvenir !

Quelle serait votre bande-son idéale pour Bonnie ?
Jordane

Je commencerais au restaurant avec Bonnie & Clyde de Serge Gainsbourg (bien sûr !), j’enchaînerais avec un cocktail au bar avec Misirlou, le soundtrack de Pulp Fiction, et je finirais au club avec I Feel Love de Donna Summer car il n’y a pas de soirée réussie sans cette chanson.

Où vous retrouverons-nous prochainement ?
Jordane

À l’agence et sur nos chantiers ! Nous avons cinq projets d’hôtels en cours qui n’ouvriront pas avant l’année prochaine. Nous travaillons dessus et avons hâte de vous les faire découvrir !

Bonnie, festivités en apesanteur
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