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Famille - Paris

Au cœur du quartier de Montmartre, un nid perché très parisien aux influences joyeuses du Japon populaire

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chez

Johanna Colombatti, Armand Béraud,
Cosima 10 ans et Ottavio, 2 ans

On pénètre dans cet appartement familial pourtant très parisien, accueilli par les masques grotesques et les visages rieurs d’une mythologie populaire toute japonaise. Au sol, un clin d’œil, le premier d’une longue série, au monde animé et poétique d’Hayao Miyazaki. On quittait justement le cinéma et l’on ne se sent pas dépaysé ici, dans ce nid perché dominant la rue animée du Montmartre pittoresque, après la vision du dernier opus du maître japonais, peuplé d’animaux joyeusement fantasmagoriques, de forêts enchantées et de sortilèges aux messages engagés. Ici aussi, les mythologies du Japon populaire ont droit de séjour. Mais pas que. Johanna Colombatti, commissaire-priseur et consultante en art et design, son compagnon Armand Béraud, réalisateur (entre autres) de films d’animation, leur fils Ottavio et la fille d’Armand, Cosima, évoluent ensemble dans cet univers singulier, très personnel, gai et peuplé de babioles, ainsi qu’ils les nomment. Au milieu de ces objets d’affection chinés partout, des méandres de la plateforme de seconde main leboncoin aux déballages et brocantes à l’autre bout du monde, des références et des souvenirs, The Socialite Family leur a posé quelques questions tout en assistant aux préparatifs de Noël. Après tout, quel meilleur moment pour parler de transmission ?

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Johanna, Armand, présentez-vous.

Johanna

Se définir, c’est un peu se restreindre ! Je suis commissaire-priseur, mais aussi consultante en art et design. L’idée, c’est d’aider les particuliers comme les architectes et professionnels à trouver des objets qui puissent intégrer un décor ou une collection. J’aime enquêter au sujet des objets, suivre leur trace, les acquérir, passer le relais. L’objet est au centre de ma vie. Ses histoires me passionnent, tout comme l’idée de la transmission en général. Précisons aussi que j’entretiens un amour immodéré pour l’Italie et les madones : toute l’empreinte italienne fait à la fois partie de mon éducation, de ma culture et de mon goût.

Armand

Tu commences par la question la plus difficile ! Ce que j’aime, c’est un peu tout faire… Chez nous, les frontières entre vie privée et professionnelle sont ténues. Je suis toujours dans la recherche : ici, à la maison, celle d’une certaine esthétique dans le quotidien ; au travail, dans la réflexion autour d’une direction artistique, d’une mise en scène. Tout est lié. Comme un ensemble d’étagères sur la même bibliothèque. Johanna et moi, c’est le jour et la nuit, dans les tempéraments comme dans les goûts ! Quand je l’ai rencontrée, c’est aussi ce qui m’a plu : elle me complète. Mon métier est de collaborer avec des artistes, qu’ils soient peintres, illustrateurs ou encore musiciens. J’essaie de faire valoir mon bagage culturel pour comprendre leur objectif dans un projet : je fais des films qui ressemblent à ce qu’ils auraient fait s’ils avaient eu les moyens de se passer de moi. On parle de premier assistant dans le cinéma : il est là, au quotidien, à se retrousser les manches pour que le réalisateur puisse se concentrer sur sa vision globale du film. J’ai un peu ce rôle-là. J’essaie de comprendre la vision des autres, de créer une relation de confiance et d’agir. Je me situe entre le directeur Artistique, le producteur, le réalisateur et l’animateur. Mon médium, globalement, c’est l’animation. Et la musique est un rail pour moi. Le meilleur clip, c’est celui qui est indissociable de la musique et inversement ! J’ai beaucoup travaillé avec ce qu’on nomme désormais la french touch, tant pour des mises en scène live que pour des clips : Étienne de Crécy, Justice, Kavinsky. Là, je collabore pas mal avec le réalisateur Alex Courtès avec qui j’ai fait des clips pour U2 et Jamiroquai, entre autres.

Comment votre famille, votre entourage et votre éducation ont-ils influencé votre goût ?

Johanna
J’ai grandi dans un environnement solaire et tintamarresque ! Avec des gens généreux, pas forcément attachés aux objets en tant que tels. Un univers dont le théâtre passait plutôt par la transmission de grandes tablées, des santons de Provence à Noël, comme nous les préparons en ce moment avec vous ! J’ai grandi avec ma mère dans une petite ville près d’Aix-en-Provence. On occupait un petit appartement dans lequel tout était permis. Ma première chambre contenait une espèce de grand lit à baldaquin, parce que j’étais la fille tant attendue après deux garçons… Ma mère a toujours eu un côté théâtral, dans ses tenues, sa manière d’aborder la vie. C’était comme ça, haut en couleurs !
Et puis il y avait un mot d’ordre : il fallait que ça vive ! Alors l’appartement était ouvert aux quatre vents, avec toujours un invité de dernière minute. Un univers très provençal, finalement. Désormais, dans ma manière de penser la collection, il y a toujours l’idée du décor, avec cette dimension théâtrale qui a sans doute déteint sur moi et sur ma vision de la vie : se constituer un espace un peu fictionnel et personnel dans lequel on est libre de se raconter les histoires qu’on veut. Ma passion du cinéma y est sans doute liée !
Armand

J’ai du mal à définir le goût de mon enfance de façon aussi précise que Johanna. Je pense que j’ai grandi dans un univers très classique, mes parents sont encore ensemble, j’avais mes grands-mères, un sens de la famille traditionnelle assez fort. Notre patrimoine familial, c’est celui-là : les tableaux, les meubles, les chaises qui se passent de maison en maison, de famille en famille, depuis des lustres ! D’ailleurs, j’ai grandi à 500 m d’ici, en termes d’aventure, on a fait plus lointain… J’ai peut-être une légère frustration de n’avoir jamais vécu ça, cette aventure, le grand saut. Mais j’avais la chance d’être dans un environnement culturel très dynamique et riche. Mes parents ont toujours eu leur univers à eux, très perméable, on pouvait poser toutes les questions imaginables, et un respect total de notre univers, à mon frère jumeau et à moi-même. J’essaie de faire ça avec mes enfants : instaurer un climat de confiance où la parole est totalement libre. On disait toujours ce qu’on faisait… Et on faisait toujours ce qu’on voulait. Avec mon frère, à 7 ans, on prenait le métro seuls, on avait une certaine autonomie, ça ne créait pas toutes les discussions qu’on peut avoir aujourd’hui. J’ai toujours vécu Rive droite puis je suis allé au lycée Rive gauche, dans le 15e. J’ai conquis la Rive gauche, même ! Paris est mon monde.

Avez-vous le souvenir d’un objet de votre enfance en particulier ?

Armand

Tous les objets autour de moi avaient une histoire. Toute ma vie, j’ai vu mon père boire son café du même geste, dans la même tasse, insignifiante d’ailleurs, avec un petit personnage gravé sur une face.

Johanna

En Provence, la manufacture de Moustiers incarne pour moi le goût d’une enfance. Dans toutes les maisons, il y avait ce compotier ou ces assiettes Moustiers. Cette petite croix de Moustiers, juste là, dans notre salon, me rappelle mon enfance.

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Se constituer un espace un peu fictionnel et personnel dans lequel on est libre de se raconter les histoires qu’on veut, c’est aussi ça, l’intérieur.

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Johanna Colombatti, Armand Béraud, <br>Cosima 10 ans et Ottavio, 2 ans TSF_JOHANNA-COLOMBATTI_JP-106 TSF_JOHANNA-COLOMBATTI_JP-88 TSF_JOHANNA-COLOMBATTI_JP-96
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Comment influencez-vous mutuellement vos goûts ?

Johanna

Armand et moi passons nos journées à nous envoyer des objets. Des ventes aux enchères, des brocantes en ligne, de ce qu’on voit… Et pour intégrer une troisième dimension à cette question, les enfants sont d’ailleurs aujourd’hui curieux et sensibles aux objets qu’on leur montre et ils les choisissent souvent eux-mêmes, quand ils sont destinés à leur chambre !

Armand

Dans mon univers, je ne suis pas tellement entouré de gens sensibles à ce qui attire mon attention à moi. C’est aussi ce qui nous a réunis, avec Johanna.

Johanna

On s’est tout de suite retrouvés sur le Japon. Quand j’ai rencontré Armand, il était déjà empreint de toute l’esthétique japonaise qui l’anime toujours et moi, à cette époque-là, j’avais une galerie en ligne et nous avions justement travaillé longuement sur la thématique du Japon par le prisme de l’art populaire qu’on retrouve d’ailleurs beaucoup, ici, chez nous. On a voyagé au Japon assez rapidement ensemble, ç’a été assez fondateur pour nous : on a acheté nos premières pièces ensemble là-bas.

Armand

Je n’ai jamais été très scolaire mais fabriquer, ça m’a toujours plu. L’artisanat, qu’il soit de France, du Japon ou du Népal, est pour moi un art majeur. Les Japonais, eux, ne font que ça ! Tout est sacralisé, rien n’est jamais simple.

Racontez-nous votre découverte de ce lieu. Qu’est-ce qui vous a plu en arrivant ici la première fois ?

Johanna et Armand

L’espace !

Johanna

Il faut dire qu’Armand avait déjà une petite fille, Cosima. Ils vivaient dans le quartier. Donc, il s’est tout de suite imposé à moi de les rejoindre puisqu’elle était scolarisée à côté. On a trouvé cet appartement plus grand que prévu, dans cette rue très commerçante, une sortie de mythologie de Paris, très typique, pour laquelle se bousculent de très nombreux touristes – ce qui nous a fait fuir la ville les week-ends. Mais l’appartement est très parisien, avec une jolie vue sur les toits et suffisamment d’espace pour tous nous accueillir !

Armand

Cette conception du long couloir qui sépare les pièces à vivre et le reste de l’appartement nous a plu, paradoxalement. J’ai grandi dans des appartements similaires, organisés de cette manière haussmannienne. On s’est dit qu’on allait pouvoir mettre « quelques » objets dedans…

Johanna

Et puis cette grande fenêtre dans le salon, en angle, avec la vue, a achevé de nous convaincre.

Parlez-nous d’une pièce que vous aimez ici, de votre première ou de votre dernière acquisition…

Johanna

Il faut expliquer l’histoire de la boîte aux lettres.

Armand

On part au Japon ensemble, la première fois pour Johanna mais pas pour moi. J’essaie de jouer le rôle d’éclaireur et, dans le train qui nous mène de Tokyo à Kyoto, de chercher des activités autour de ce qui nous rassemble : les babioles (rires). Très à propos, on arrive pile poil le week-end du marché aux puces qui a lieu dans un temple mensuellement. C’était l’occasion de chiner un peu d’art populaire. On traverse la traditionnelle première partie des puces qui se méritent, où que tu sois, entre fast fashion et brochettes… Johanna voit quelque chose et m’appelle, mais au moment où j’arrive, un vieux monsieur tenait l’objet qu’elle avait repéré, un masque japonais qu’il achète sous nos yeux. Ça m’a fait penser à une scène de Tintin. On se dit « tant pis, c’était le premier stand, on va en retrouver », et évidemment on ratisse les puces sans remettre la main sur ce qui était devenu une obsession. On trouve quand même le boro qui est dans notre chambre (« guenille » en japonais, le terme désigne un art populaire du patchwork réalisé à partir de vêtements et de toiles indigo usagés, ndlr). L’après-midi, on se promène en quête de visites culturelles et on se rend compte que l’un des quartiers historiques jouxte le quartier des antiquaires où, bien sûr, l’on s’aventure… Johanna, très branchée céramique, jette un œil dans une, deux, trois boutiques… Elle voit quelqu’un qui porte une énorme jarre et se dit qu’il doit mener vers des trésors : on le suit. On arrive dans sa boutique et là, en vitrine, le masque du matin. Il accepte de nous le vendre, mais en liquide seulement… Après mille péripéties, on arrive devant la boutique avec l’argent : elle est fermée, le lendemain aussi, et le surlendemain on rentrait à Tokyo.

Johanna

Là, on décale notre retour à Tokyo pour ne pas rater l’ouverture de l’antiquaire. On se lève aux aurores, on prend un café en face, on attend.

Armand

Il ouvre, on achète enfin le masque, le marchand sourit et nous dit qu’il nous avait reconnus du marché aux puces, que c’était lui qui avait acheté cet objet sous notre nez. Il nous explique ensuite qu’il s’agit d’une boîte aux lettres peinte avec un visage dessus – dont la moustache rappelle la mienne !

Johanna

Il se nourrit – à la lettre – par la bouche. On en sort le courrier en lui tirant l’oreille. Ce geste théâtral un peu absurde nous plaisait beaucoup ! Je voudrais aussi mentionner le théâtre japonais, posé dans la bibliothèque de la salle à manger, que j’ai découvert complètement par hasard. À l’époque, je l’avais chiné dans un catalogue pour kimonos de dames. Les motifs, les couleurs étaient superbes. Je trouve le répertoire, l’objet en tant que tel formidable, et quand je le récupère après la vente aux enchères, je m’aperçois qu’à la fin du livre, il y a deux petits feuillets pliés : je découvre ce tatebanko (petit théâtre japonais, ndlr) révélant une scène de théâtre en trois dimensions avec des objets en relief, d’autres cousus… C’est vraiment merveilleux, tout un travail de pliage, de découpage… C’est là que tu m’as conseillé le talent pour l’encadrement de Joëlle Russo, dans le 6e arrondissement de Paris, qui a effectué un travail superbe pour entièrement déployer ce petit théâtre dans toute sa splendeur sous un verre antireflet.

On parle ici de vos chines spectaculaires ! Mais vous chinez beaucoup au quotidien, notamment sur la plateforme leboncoin.

Johanna

Ah oui, nous chinons beaucoup sur leboncoin : c’est le cas de ce canapé avec son beau tissu d’origine qui est véritablement neuf, et puisque nous sommes en pleins préparatifs de Noël, sachez que ce sera le cas pour notre table de fêtes… On aime mélanger nos trouvailles pour créer une table singulière, belle et amusante à cette occasion. Et récemment, j’ai chiné des costumes de théâtre, dont un du lac des cygnes, à la taille d’Ottavio… Je l’ai suspendu dans sa chambre.

Quel est le prochain objet que vous allez acquérir ?

Armand

Devant les maisons, au Japon, on trouve souvent un animal un peu fantastique en céramique qui s’appelle le tanuki, un blaireau porte-bonheur. Miyazaki en a d’ailleurs fait un film, Pompoko. Ce canidé a un don de transformation : il étire la peau de ses testicules, ce qui lui permet de se transformer et de faire du parachute, notamment… (rires). Le rêve de tout homme. L’animal est très cocasse. À la campagne, on a justement un jardin. On se voyait mal y intégrer un nain de jardin : évidemment, on a pensé au tanuki

Johanna

Celui-là est en cours de négociation !

C’est facile, de vivre avec deux enfants et autant d’objets ?

Armand

Disons que j’espère que l’on pourra posséder un jour une lampe en papier de riz posée au sol.

Johanna

La seule chose qu’on ne s’accorde pas, c’est effectivement cette lampe Noguchi ancienne… Mais à côté de ça, l’idée, c’est aussi qu’on puisse transmettre au maximum, à nos enfants, cette passion. Et qu’ils grandissent en manipulant les objets, qu’ils ne les voient pas comme sacralisés, bien au contraire, mais comme des pièces du quotidien, fonctionnelles tout en reflétant une esthétique singulière. On leur transmet beaucoup l’amour de l’objet à travers les pièces anthropomorphes notamment, les animaux sont une manière très ludique de s’y intéresser ! Ottavio, depuis toujours, regarde les théières. Cosima adore dresser la table pour le rituel que cela représente. Les cadeaux que l’on offre sont des cadeaux qui restent : la transmission, toujours, est au cœur de notre réflexion. On aime l’idée que ces œuvres et ces objets qu’on leur offre les amèneront vers l’âge adulte avec un petit bagage, en ayant marqué l’histoire de notre famille.

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Y a-t-il ici une pièce, un objet de désaccord ?

Armand

Quand tu écoutes un album, il y a les morceaux que tu adores tout de suite et ceux qui te déplaisent… Jusqu’à ce que, quatre ans plus tard en réécoutant l’album, ils te plaisent. Finalement, avec un peu de distance… Mais cela ne fonctionne pas pour tout. Et notamment pour une paire de tableaux dans notre chambre !

Johanna

Les tableaux qui se trouvent au-dessus de notre lit, j’ai eu un énorme coup de cœur pour eux en passant plusieurs fois devant la vitrine d’un antiquaire. Ce n’est ni ancien, ni moderne, c’est un goût un peu entre-deux et tout de suite je les ai aimés, ils dégagent quelque chose de mélancolique – ce qu’Armand déteste. À quelques jours de mon anniversaire, j’ai voulu me les offrir. Armand, lui, est tombé amoureux d’un masque japonais qui, pour moi, évoque une vraie monstruosité, là où il se sentait plutôt inspiré et à l’aise avec cet univers qu’il connaît si bien. Un jour, il est tombé et j’ai dû lui faire restaurer le bout du nez. Depuis que je l’ai soigné, je l’aime.

Armand

Quant à moi, je n’aime toujours pas les tableaux au-dessus du lit ! J’ai toujours une approche très affective de l’art. D’ailleurs, je possède des tableaux de mon père, d’amis de la famille, de mes amis… Cette proximité avec les images, c’est une chance immense et porteuse d’une grande charge affective. Alors, pour moi, ce sont deux intruses, ces figures-là.

Où pourra-t-on vous retrouver, prochainement ?

Armand

Je viens de livrer, pour un propriétaire de boîte de nuit à Val Thorens, un projet amusant avec un ami réalisateur. Nous avons couvert les murs et le plafond d’écrans, de manière à pouvoir animer des trompe-l’œil et transformer les lieux comme bon nous semble. L’idée est de l’ordre de l’expérience quasi-psychédélique !

Johanna

À Drouot, évidemment, pour chiner des pièces pour mes clients ou pour nous d’ailleurs (!) et enfin dans des ateliers de jeunes designers à la recherche de la prochaine production en collaboration avec des galeries comme Amelie Maison d’art avec laquelle je travaille depuis des années

Que représente The Socialite Family pour vous ? 

Johanna

Un recueil inspirant des manières de vivre et d’habiter (joyeusement) l’espace au XXIe siècle.

Quelles pièces préférez-vous dans notre collection ?

Johanna

La carafe pensée en collaboration avec WawwLaTable, comme un petit bijou de table à portée de main, les coussins Ciccio de votre nouvelle collection, en satin, pour illuminer n’importe quel canapé un peu endormi et le plaid au motif iconique Liberty !

Avez-vous quelques bonnes adresses de votre quartier à nous recommander ?

Johanna et Armand

La place du théâtre de l’atelier et ses petits cafés (Place Charles Dullin, Paris 18e), l’Hôtel particulier Montmartre (23 Av. Junot Paris 18e) pour prendre le thé à l’abri du monde, la librairie Vendredi ( 67 R. des Martyrs, Paris 9e) pour les conseils merveilleux et la boutique insolite, Les petits mitrons (26 rue Lepic, Paris 18e), une institution pour les tartes sucrées et salées dont on ne se lasse jamais, le cordonnier Maison Mauries (22 rue Durantin, Paris 18e), un artisan passionné, un vrai, Chez Ammad (18 rue Véron, paris 18e) où l’on croise encore toute la faune du vieux (et du vrai) Montmartre et enfin le cinéma Studio 28 (10 rue Tholozé Paris 18e) pour sa belle programmation.

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Johanna Colombatti, Armand Béraud, <br>Cosima 10 ans et Ottavio, 2 ans

Inspiration déco...

Bertrand Waldbillig, Michele Bulgherini <br> et Tobia

Bertrand Waldbillig, Michele Bulgherini
et Tobia

Elle se dresse perdue au milieu de la nature environnante, entourée de ses grands pins et de ses oliviers aux troncs tordus, de ses chênes grimaçants, de ses lavandes et de son thym sauvage, tombée d’un roman de Giono, de Magnan ou de Pagnol....

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