Virginie Caillet, désespérément humaine

Virginie Caillet, désespérément humaine

Les ateliers d’artistes sont des lieux uniques, à l’aura aussi particulier que la personne qui les fait vivre. L’artiste lui-même. Qui y vit. Qui y créé. Dans une quête de “l’instant” qui saura toucher leur public. Virginie Caillet n’échappe pas à cette constance. Parisienne élevée à Genève, la française s’envole pour New York d’où elle reviendra une fois diplômée, en 2004, de la célèbre Parson School of Design. Depuis, ses corps – souvent nus – dont elle explore la féminité se sont imprimés dans notre rétine. Virginie Caillet est une amie de The Socialite Family. Une âme dont le parcours nous fascine par sa singularité. Associant frénétiquement photographie, peinture et dessin, ses oeuvres nous happent, interrogeant nos propres émotions. La passion, la folie, la joie, la sensualité… la tristesse. Elles sont palpables. Vraies. Car étant le reflet de ses impulsions les plus profondes. Virginie Caillet ne ment pas. Elle vit. Transcende ce que lui offre le quotidien et ses muses, ancrées dans le réel ou appartenant à un autre temps, Egon Schiele en tête.

Immergez-vous encore un peu plus dans l’univers de la parisienne sur le site de son agent Vanessa Virag.

Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine

Virginie pouvez-vous vous présenter ?

Virginie

Je suis une artiste de 39 ans, née à Paris. J’ai grandi à Genève et je suis partie 4 ans à New York pour faire mes études supérieures à la Parsons School of Design. Je suis rentrée à Paris en 2004. Le dessin m’habite depuis toujours. J’en ai toujours fait, plus ou moins selon les périodes. J’en ai fait mon métier et en vis depuis 2007. Avant ça je gagnais ma croûte dans des restaurants entre autre. Ma famille n’a rien à voir avec l’art. C’est à se demander comment j’ai atterri là-dedans !

Où sommes-nous ici ?

Virginie

Nous sommes dans mon antre, la zone industrielle d’Asnières-sur-Seine. Cette ancienne imprimerie je la dois à mon merveilleux mécène, Dominique Dutreix qui m’a installé là il y a presque 9 ans. C’est mon ange gardien ! J’ai beaucoup de chance de l’avoir. Je vis et je travaille ici. L’espace est dingue et lumineux. Tout y est permis ! Mais cet endroit approche de la fin très bientôt et il va falloir trouver refuge ailleurs.

Comment définiriez-vous votre style ?

Virginie

Je dirais qu’il est figuratif. Je peins des femmes principalement, construis des fonds abstraits à l’acrylique pour un séchage extrêmement rapide sur lesquels je viens dessiner des corps et des visages à la pierre noire dans lesquels j’intègre ensuite des morceaux de photos. Du coup le résultat est vraiment un mélange de dessin, de peinture et de photographie.

Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine

Qui vous inspire ? Quelle période de l’histoire de l’art ?

Virginie

La période qui me touche probablement le plus est l’expressionisme allemand pour son côté écorché vif, nerveux et désespérément humain. Mais je tourne de l’oeil à la vue de la délicatesse d’un cou de Modigliani, d’un poignet cassé de Klimt, de la mélancolie de la misère humaine de la période bleue de Picasso sans oublier la force lugubre d’un Bacon, le clair obscur de Rembrant ou de Caravage, la gestuelle presque calligraphique de Franz Kline, l’expressionisme d’un Bernard Buffet, la composition magique des collages de Rauschenberg, la spontanéité de Basquiat ou l’histoire de vie de Louise Bourgeois. Bref, je pourrais continuer la liste longtemps. Mais mon maître absolu reste Egon Schiele je pense. Avec tout ce qui émane de ses corps meurtris, beaux et subversifs.

Comment concevez-vous un thème pour vos expositions ?

Virginie

Les thèmes de mes expositions sont choisis de façon très naturelle puisque tout mon art est très autobiographique. L’inspiration est donc totalement liée à l’humeur et à l’état du moment. Je vis et je viens déposer sur la toile le ressenti.

Quelles sont vos couleurs – ou matières – de prédilections ?

Virginie

Les couleurs sont souvent salies comme passées à la machine. J’adore le bleu de prusse et j’aime – quand c’est possible – ajouter une ou deux touches de rouge qui viennent souvent sexualiser les corps ou les visages. Un reste de Schiele qui me poursuit probablement. 

Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine

La période qui me touche probablement le plus est l’expressionisme allemand pour son côté écorché vif, nerveux et désespérément humain.

Virginie Caillet, désespérément humaine
Virginie Caillet, désespérément humaine Virginie Caillet, désespérément humaine Virginie Caillet, désespérément humaine

Le corps nu est omniprésent dans vos toiles, pour quelles raisons ?

Virginie

Le corps est définitivement mon sujet de prédilection. Je trouve que c’est un sujet insatiable. On peut tout dire avec un corps, la manière dont on le tord, dont on l’étire, dont on le casse. Un corps ou un visage ça raconte une histoire d’emblée. Et puis j’aime l’humain, donc quoi de plus naturel que d’utiliser le corps pour parler de l’humanité ? Je préfère celui de la femme pour ses courbes, sa sensualité, sa délicatesse et sa maniabilité. On fait passer moins de messages avec un corps masculin je trouve. Je n’aime pas trop les vêtements, ça donne une idée du temps de l’époque et ça cacherait ce que j’essaie de mettre sous la lumière.

À Paris, quelles sont vos adresses de prédilection pour s’inspirer ?

Virginie

J’ai la chance de vivre dans une ville qui regorge de musées, d’architecture, de beauté en général. Que ce soit le Louvre, le Musée d’Orsay, le Grand Palais, Beaubourg ou plus récemment la Fondation Louis Vuitton. Mais j’adore les vues… Montmartre est probablement le quartier qui m’inspire le plus. Sinon les ateliers d’artistes restent des endroits magiques et certaines églises comme le Sacré Coeur ou Notre Dame de Paris. J’aime le mystique, les ambiances habitées qui vous transpercent et vous dépassent !

Vos projets pour cette année ?

Virginie

Cap sur l’Allemagne ! Je vais exposer à Cologne pour la première fois… Et il y en aura forcément une exposition à Paris aussi avec ma Vanessa Virag qui s’occupe si bien de nous.

Virginie Caillet, désespérément humaine
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